711120150223_171213.jpg

> plus d'une quinzaine de ministres de l'Agriculture - hors zone européenne - présents à Paris le 20 février pour un forum international sur l'agriculture face au changement climatique, conclu par le Ministre des Affaires étrangères et le Président de la République.

> séminaire international SESAME sur le changement climatique et la sécurité alimentaire en Méditerranée et en Afrique de l'Ouest ce lundi 23 février.

 

Plusieurs idées-force se dégagent de ces échanges :

1) trop fréquemment mise en cause comme "pollueur", l'agriculture peut jouer un rôle significatif dans la lutte contre le déréglement climatique : si il contribue pour environ le 1/4 des émissions de gaz à effet de serre (GES) le "secteur terres" - au sens du GIEC - contribue au stockage de ces GES et de bonnes pratiques agro-écologiques peuvent accroître sensiblement cette contribution positive.

 

2) cette contribution de l'agriculture à la lutte contre le réchauffement climatique est indissociable des efforts à intensifier pour aider les pays émergents, les plus vulnérables, à s'adapter au changement climatique pour leur permettre de répondre au défi des besoins alimentaires des pays du sud.

 

3) la sécurité alimentaire est une des composantes majeures de la sécurité internationale : exodes de population du Sud vers l'Europe, fragilisation des zones désertées, et instabilité des populations désoeuvrées des zones péri-urbaines traduisent l'importance du développement de vraies économies agricoles, forestières et alimentaires pour assurer la stabilité des territoires.

 

4) le sommet climatique PARIS COP 21 devra intégrer cette composante "secteur terres" responsable de 25% des émissions de GES. La France a un rôle déterminant à jouer pour que la question du climat ne soit pas seulement une préoccupation de pays développés; que le déréglement climatique n'aparaisse pas comme un probléme des seuls pays industriels qui supposerait de limiter la croissance des pays du Sud pour en limiter l'extension !

 

Paris COP21 doit être l'occasion pour les pays développés de donner un espoir aux pays du Sud en associant la question climatique à l'enjeu alimentaire :

un véritable défi diplomatique face auquel notre pays dispose  de nombreux atouts.